• Marlène

Le basket au féminin

ou pourquoi mettre sa fille au basket-ball plutôt qu'à la danse ?




A l'occasion de la journée du sport au féminin, le 24 janvier, j'ai souhaité écrire un texte sur mon sport de toujours le basket. Je vous préviens, je ne suis pas objective, j'ai fait du basket pendant 15 ans donc clairement c'est le meilleur sport de tous les temps !

Mais pour plus de sérieux, ou en tout cas de raison, voici un petit topo sur le basket au féminin.


Le Basket en France c’est :

  • le 2ème sport collectif

  • 2,5 millions de pratiquants

  • 668 367 licenciés (saison 2019-2020)

  • 4 250 clubs

  • 500 000 matchs officiels par saison

  • le 1er sport collectif féminin

  • près de 40 % des licenciés sont des femmes

  • 2ème pays représenté en NBA avec 11 joueurs français

L'équipe de France féminine de Basket-ball a un joli palmarès à son actif : vice-championne des Jeux Olympiques en 2012, Troisième au championnat du monde en 1953, vice championne d'Europe en 1970, 1993, 1999, 2013, 2015,2017 et 2019, et championne d'Europe en 2001 et 2009.


Le basket féminin c'est aussi des stars


  • Céline Dumerc, détentrice du plus grand nombre de sélections en équipe de France avec 262 sélection. Elle joue désormais dans le club "Basket Landes" (je sais le nom est très original) désormais basé à Mont-de-Marsan, il est originaire d'Eyres Moncube, si un jour vous passez dans le coin.

  • Sandrine Gruda, détentrice du record du plus grand nombre de points marqués 2527 pour 193 sélections et joue encore.

  • Isabelle Fijalkowski, détentrice du record du plus grand nombre de points avec 2567.

Le basket c'est aussi

A l'instar des autres sports d'équipe, j'imagine, c'est un sport de valeurs et d'esprit d'équipe. Même si j'ai été une année dans un club qui ne partageait pas ces valeurs, privilégiant ce qu'on appelle communément "la gagne", c'est loin d'être une généralité et heureusement. Il rassemble dans une même équipe des joueuses qui de prime abord ne se ressemblent pas, ou ne s'entendent pas, mais qui pourtant vont œuvrer dans un même but. Je ne sais pas si je suis la seule à penser comme cela ou pas, mais pour moi avoir l'esprit d'équipe et intégrer une personne que je n'apprécie pas, ce n'est absolument pas un problème, tant qu'on œuvre dans le même sens et dans le même but et c'est là l'essentiel.


Le basket c'est aussi un esprit combatif, car jusqu'à la dernière minute rien n'est jamais perdu. Si au foot, un but peut enterrer une partie ou un essai au rugby, au basket on y va deux par deux et avec des scores qui peuvent monter très haut. Si le jeu va vite, les points aussi. Du coup, parfois deux minutes changent tout un match sans qu'on l'ai vu venir. Et il y a plutôt intérêt à tenir bon. Etre combatif jusqu'au bout c'est essentiel. Et si comme moi, vous avez souvent pris des raclées, en sachant pertinemment que vous ne pourrez pas revenir au score, juste l'idée de savoir qu'on va quand même un peu e******* les adversaires, c'est pas mal aussi...


Pour moi, jouer au basket-ball...


... Ca a été le début de l'acceptation de moi. En écrivant cela, j'allait continuer avec "certes ce n'est pas le plus féminin de tous les sports" mais j'ai envie de dire, au diable les préjugés et les stéréotypes. Oui je suis petite et je sais jouer, il n'y a pas besoin de faire 1m90 pour jouer au basket ni de faire 130kg pour faire du rugby, il faut faire le sport qu'on aime et qui nous permet de nous épanouir sans devoir se fondre dans le stéréotype du ou de la sportive. Et après 15 ans de basket, j'ai les cuisses musclées, je n'aurais jamais le "thigh gap" et c'est très bien comme ça!

Donc je disais, que le basket a été mon premier pas dans la recherche de la confiance en moi. Comme beaucoup d'entre vous je pense, le collège et le lycée n'ont pas été des lieux d'épanouissements et de joie absolue pour moi mais je savais qu'avec le week-end venait le basket. Sur le terrain, je n'ai pas de questionnements "est-ce que j'aurais du faire cela? ou ceci? est-ce que c'était la bonne passe ? le bon shoot?" Il n'y a pas le temps, la réflexion c'est avant ou après mais sur le moment, il faut juste agir et faire confiance à son instinct. Mon poste de meneuse a accentué cet aspect de ma personnalité, je devais me faire confiance, que ce soit à mon jugement, à mes reflexes et surtout à ma relation avec mes coéquipières. Paradoxalement, j'ai la sensation qu'en jouant au basket c'est la première fois où je me suis dut que je pouvais être réellement bonne à quelque chose. Jusque là, le manque de confiance en moi a été criant dans ma vie, et, même si il reste persistant parfois, j'ai réussi à diffuser ce sentiment de confiance d'un terrain de basket à la vie de tous les jours.

Si vous regardez un match de basket, finalement qu'est-ce que vous voyez ? Des gens qui font perpétuellement des aller-retours sur un terrain en essayant de faire toujours mieux à chaque essai. Et est-ce que ce serait pas ça la vie ? D'interminable allers-retours, d'essayer encore et encore, toujours de son mieux en suivant le flot...



Pour en savoir plus :

Le site de la Fédération française de Basket-Ball



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